Note d’intention
De l’obscurité, du mouvement, du noir, de la lumière, un corps, un corps nu, un corps avec pour seul vêtement un slip bleu, du blanc, un sol blanc, le blanc d’une statue de marbre, le marbre du Laocoon …
Par des ondulations, des chutes, des torsions, des mouvements articulaires et des élévations, le corps se transforme peu à peu en torture serpentine. Dans ce solo, la métamorphose du corps est un élément important. Son état, son expérience, tout va le faire traverser l’épopée de son combat et celui de son frère, le jour où le Laocoon est mort. Un mélange entre une transformation en serpent et un acharnement à vouloir rester en vie.

Jouant de son propre physique, de son propre état de corps, de ses aptitudes, Yohann propose un premier solo intitulé Thymbra, relecture du mythe, centré non sur le personnage principal mais sur les deux autres protagonistes du groupe, fils de Laocoon. Travail sur la gémellité, interrogation de la puissance, célébration du dernier sursaut de vie, Yohann a développé un vocabulaire ou le corps se retrouve en tension immédiate, comme pris sur le vif, dans un ultime et dramatique combat pour la vie. La chorégraphie nous fait chanceler entre le combat de l’homme face au serpent et l’homme qui devient serpent. Tensions, élévations, mouvements articulaires, intensité, Thymbra est une sorte de rite qui « ouvre le(s) corps ».

 

Presse :

Danser Canal Historique : « Yohann Baran avec Thymbra qui prend d’énormes risques sur le plan de la technique et ose ainsi proposer une pièce intense, puissante et très dansée ».